Rencontre d’information: ce qu’ils ont dit

Minicentrale au Parc des Chutes

Pierre-Louis Paquin pierre-louis.paquin@tc.tc
Publié le 26 août 2011

Voici quelques citations qui ont marqué la rencontre d’information d’hier (jeudi) concernant l’installation d’une minicentrale au Parc des Chutes de Sainte-Ursule.

Voir aussi: Le débat passe à un autre niveau

Jasmin Lefebvre, résident de Montréal

«Je suis le touriste qui vient depuis quelques années au parc des chutes. Avec des ponts à 10 roues en haut et en bas qui vont briser la beauté du parc, je ne viendrai plus, mes invités ne viendront plus et nombre de visiteurs ne viendront plus.»

Gaétan Beaumont, conseiller technique pour la firme BPR

«Il n’y aura rien qui va se faire sans avoir obtenu un certificat du ministère de l’Environnement.»

Éric Beaudet, vice-président énergie pour la firme BPR

«Vos chutes ont un potentiel hydroélectrique pour produire 8 MW. Nous avons fait l’ébauche d’un plan à 1,8 MW pour garder l’aspect naturel et esthétique de la chute telle qu’elle est.»

René Boulanger, président du comité pour la sauvegarde des chutes

«BPR n’a pas une excellente réputation. Ils ont déjà fait face à 84 infractions sur le lobbyiste à Rivière-du-Loup.»

Justin Leblanc, ingénieur de formation et résident de Ste-Ursule

«Je n’ai jamais vu de projet dans lequel il n’y avait que des avantages. Pourtant, lors de votre présentation, il n’y avait aucun point qui traitait des inconvénients reliés à la centrale.»

Julien Mineau, chanteur de Malajube et résident de Ste-Ursule

«C’est vraiment les chutes qui m’ont amené ici. Je me demande comment vous pouvez penser attirer plus de gens grâce à une centrale, alors que les gens sont de plus en plus conscientisés par l’environnement.»

Michel St-Yves, président du Parc des Chutes

«Je suis président depuis 6 ans, ça fait 11 ans que je m’implique. On n’a jamais été capable d’amasser des sous pour sauver nos infrastructures. Hydro-Québec nous demande 25 000$ pour faire réparer le parc, il faut trouver des moyens de financement.»

René-Charles Paquin, conseiller municipal à Ste-Ursule

«L’argent amassé n’ira pas seulement au Parc des Chutes, nous allons pouvoir améliorer notre service d’incendie.»

Réjean Carle, maire de Ste-Ursule

«Dans les petites municipalités, on surveille souvent mieux nos finances que dans les grandes!

«Seulement 13 municipalités sur 34 qui ont déposé leur candidature ont été retenues par Hydro-Québec pour implanter une centrale sur leur territoire. À part les taxes, nous n’avons pas la possibilité de percevoir de revenus additionnels, pourquoi nous en passer?»

Jean-Marie Gorick, résident de St-Justin et responsable d’une aire protégée pour la tortue des bois située près du parc

«Je ne sais pas comment les études vont être faites pour préserver la faune et j’aimerai être rassuré là-dessus. Pourtant on n’en a pas parlé beaucoup ce soir.»

René Boulanger président du comité pour la sauvegarde des chutes

«Les gens disent toujours: il n’y a pas d’argent pour les chutes, il n’y a pas d’argent pour le parc. On oublie qu’on vient de dépenser 150 000$ qui n’iront pas dans le parc. Ça ne nous gêne pas de faire un emprunt de 10 millions qui va rapporter peut-être 250 000$ pendant 20 ans, alors que si on faisait un emprunt de 500 000$ pour restaurer ce qui est là et mettre un peu d’argent sur la publicité on pourrait avoir le même revenu.»

Après la rencontre

Réjean Carle, maire de Ste-Ursule

«Je suis satisfait de la rencontre d’information, il y avait beaucoup de gens et beaucoup de questions. Je pense qu’on a répondu à la plupart des questions. Ceux qui étaient indécis vont savoir vers quel bord aller. Les gens de la municipalité savent maintenant qu’est-ce qu’on veut faire.»

René Boulanger président du comité pour la sauvegarde des chutes

«J’ai trouvé ça dur. Après avoir posé une question, il fallait retourner à la file, poser une autre question pour retourner en arrière de la file, on ne peut pas assurer une réflexion comme ça. Alors que ça aurait dû être une soirée d’échange. «Je suis sûr qu’on va obtenir au moins 141 signatures. Jusqu’à maintenant, 200 personnes m’ont dit ‘‘Je vais y aller’’. Là on est comme dans une campagne électorale, il faut s’assurer que ces personnes-là y aillent réellement pour que le débat continue.»