Après avoir été bafoué à la maison, 8 à 2, dans le premier match de la série, le Bellemare prenait la route du Cap-de-la-Madeleine et espérait revenir devant leurs partisans, sans avoir à faire face à l’élimination. Après un début de match parfait où les visiteurs ont observé le plan de match à la lettre et inscrit les trois premiers buts du match, l’équipe évoluant à l’aréna Jean-Guy Talbot a saisi ses chances pour revenir de l’arrière et créer l’égalité, semant ainsi l’euphorie dans la foule majoritairement madelinoise.
L’habile manieur de rondelle, David Jacob-Tancrède, a fait état de son potentiel au détriment du gardien, Francis Gardner. Le petit attaquant a servi une feinte qui en aurait refroidi plus d’un, pour loger le disque derrière le portier. Le dernier tiers était à peine amorcé.
L’avance des Louisevillois avait fondu comme neige au soleil. Tout portait à croire que le match allait glisser sous leurs pieds quand, muni d’un chandail vert, Luc Parisien, laissé seul, a accepté une passe de deux lignes pour s’échapper devant Gardner, malgré un désavantage numérique. Le numéro 8 n’a pas eu le temps de faire une seule feinte qu’on entendait le sifflet de l’arbitre résonner. Le coup était déloyal, on avait enfargé un hockeyeur louisevillois. Les Barons, affamés, venaient d‘écoper de deux pénalités mineures consécutivement. Pendant 56 secondes, le Bellemare se voyait privilégié de deux attaquants, avec environ 11 minutes à jouer. Tic-Tac-To et le sort des Barons était réglé. Jean-Simon Lemay a bénéficié d’une belle série de passes pour enfiler l’aiguille.
«On a manqué de discipline de A à Z, parce qu’on sait qu’à 5 contre 5, on est capable de jouer en masse avec eux autres, mentionnait le pilote des Barons, René Labrèche, à l’issue de l’affrontement. On leur a donné trois buts sur quatre en avantage numérique. Il faut juste qu’on oublie celle-là, on ne peut plus rien faire. Il faut revenir avec le même pattern qu’on avait lors de la game à Louiseville.»
Retour à la case départ
Dans le clan opposé, Kevin Desrochers tenait un discours fort différent. «On a eu une bonne pratique cette semaine, et ça l’a paru, expliquait l’entraîneur-chef du Bellemare. On a bien travaillé: défensivement on a donné moins de chance de marquer que d’habitude. Les gars sont confiants et vont revenir en force dès la pratique de mardi.»
Pour ceux qui se demandent si Francis Gardner a été assez solide pour un obtenir un deuxième départ consécutif vendredi prochain, M. Desrochers ne pouvait pas être plus clair: «Il y a peut-être un but qu’il aimerait revoir. Mais il a été confiant et a fait de gros arrêts, dont un avec la mitaine. Je pense qu’il va être prêt pour le prochain match.»
Baie vitrée fracassée et buts refusés
La rencontre a été ponctuée de plusieurs évènements qui méritent d’être mentionnés. D’abord, à des moments cruciaux de la rencontre, chaque équipe s’est vue refuser un but.
Puis avec 2:30 secondes à écouler au premier vingt, Kevin Petit a prodigué une mise en échec si violente à un joueur du Bellemare que la baie vitrée a éclaté en 1000 morceaux sur la glace, heurtant légèrement une spectatrice qui ne s’attendait pas à voir l’action de si près. Après une longue pause, les équipes ont terminé la première période et ont pris une minute de repos avant d’amorcer l’engagement médian.
Donovan Vs Oligny
Les partisans du Bellemare détestent Steven Oligny et c’est réciproque. Rappelons que le 21 janvier, lors d’un combat, Oligny avait couché Sébastien Roy, avec la seule agitation d’un coup de poing. Depuis cette rencontre, le pugiliste des Barons n’a trouvé qu’un seul membre du Bellemare sur son chemin, Karl Donovan. Match après match, les durs à cuir se livrent en moyenne deux combats, des duels épiques.
La rivalité pourrait bien atteindre un autre niveau vendredi prochain alors que la troisième joute de la série sera disputée à Louiseville, dès 20h30. «C’est important que nos partisans répondent à l’appel, lançait un des propriétaires du club, Francis Laneuville. On a besoin d’eux.»
