Questionné à gauche et à droite par le maire Claude Caron et plusieurs citoyens, la corporation a tenu à rectifier le tir, affirmant au passage que l'actuel maire n'a pas de grande volonté de mener à bien les projets de l'aréna.
«À deux reprises, nous avons tenté de prendre rendez-vous avec lui. Nous avons eu écho de ses trois demandes par le biais des médias. Ce n'est pas de cette manière qu'on fait les choses. Je trouve ça désolant. Lorsqu'on veut s'informer, on pose des questions. Si on n'est pas satisfait, on rend ça public, c'est de bonne guerre. Toutefois, il commente sans savoir de quoi il parle, car il ne nous a jamais rencontrés. Qu'il vienne voir nos livres, nous sommes ouverts. Pour ce qui est d'accueillir un membre du conseil d'administration de la Ville sur notre CA, nous sommes entièrement d'accord. Pour le reste, on va continuer d'administrer notre conseil nous même. Nous ne sommes pas surpris de voir ce qui nous arrive, ses critiques nous suivent depuis 10 ans déjà», expliquait-il.
Selon lui, Claude Caron ne voulait rien savoir d'un d'aréna lors des premiers balbutiements du projet.
«Nous avons acheté la structure de l'aréna en 1999. Monsieur Caron était alors venu faire une plainte lors de l'assemblé publique. Aujourd'hui, il est en poste et je me pose toute sorte de questions sur ses intentions. Si la Ville cesse sa contribution de 50 000$, la survie de nos activités est menacée.»
René Ayotte, vice-président de la corporation est catégorique. Les 23 000$ liquides ont toujours été en sécurité.
«Contrairement à ce qui a été véhiculé, la somme était située dans le coffre-fort et le bureau administratif de l'aréna où nous avons des détecteurs de mouvements infrarouges. Il faut comprendre que notre budget annuel est d'environ 375 000$. On voit transiter dans nos coffres, une somme mensuelle approximative de 30 à 40 000$. Les dépôts ne sont pas effectués au quotidien. Cette enveloppe provenait des revenus de location de glaces, de la restauration et de la monnaie de change pour la restauration», expliquait-il.
En terminant, les deux hommes ont rappelé que la porte du 180, rue Langevin à Saint-Boniface était toujours grande ouverte pour M. Caron.
