«C’est un métier peu fréquent. En fait, seulement six écoles au Canada offrent ce cours. J’ai étudié à l’Université Concordia de Montréal où j’ai fait un bac et une spécialisation en thérapie du sport. J’ai choisi ce domaine, car j’ai moi-même subi plusieurs blessures lorsque je pratiquais différents sports. Les thérapeutes m’ont beaucoup aidé et c’est ma façon de redonner ce qui m’a été offert», expliquait-elle.
La sympathique jeune femme a déjà porté les couleurs de l’équipe de soccer universitaire, en plus de pratiquer le hockey et d’offrir des leçons de tennis. Toutefois, c’est vers la ringuette que se dessinait une belle carrière athlétique pour Diane Ouimet.
«J’ai joué longtemps. J’ai fait le camp d’équipe Canada, mais je me suis déchiré le ligament croisé antérieur une semaine avant la coupure finale. J’étais alors âgé de 18 ans», racontait-elle.
Pour une passionnée du sport, le travail qui s’offre quotidiennement à elle ne pouvait être mieux. Toutefois, Diane reconnaît qu’il faut des nerfs solides pour pratiquer ce métier.
«Surtout pour respirer l’odeur de la chambre (rire). Sans blague, ça prend quelqu’un qui peut rester calme dans les situations de stress. On ne sait jamais à quoi s’attendre. Prenons l’exemple de Richard Zednik, dans la LNH, qui aurait pu mourir sur la glace lorsqu'un patin lui a tranché la gorge. Il faut être alerte», expliquait-elle.
Cette réalité, elle l’a vécu à deux reprises lors des derniers mois alors que Christopher DiDomineco s’est infligé une sévère blessure au fémur lors des dernières séries. Quelques mois plus tard, Jonathan Narbonne du Junior de Montréal a inquiété bien des gens au Centre Bionest lors des matchs préparatoires, convulsant sur la surface glacée.
«Notre formation nous prépare bien à ce genre de situation. Avant d’être reconnu thérapeute du sport, tu dois compter 1200 heures de pratique avant de pouvoir passer l’examen. En tant que premiers répondants, nous recevons fréquemment de la formation afin d’être prêts à toute éventualité.»
Lorsqu’une blessure survient, les thérapeutes du sport ont une dizaine de secondes pour se préparer.
«Le temps de se rendre sur la glace. Généralement, ça nous donne le portrait à savoir si c’est sérieux ou non. À ce moment-là, je pense à mes techniques, ce que je dois faire en premier. C’est important de demeurer calme pour rassurer le joueur. Il y a une rivalité entre les équipes, mais lorsque ça arrive, le hockey passe en deuxième. Je garde des liens étroits avec tous les thérapeutes de la ligue pour savoir comment leur joueur va à la suite d’une blessure. Il faut bien s’entendre parce que lorsqu’un accident arrive, on travaille tous ensemble main dans la main», a-t-elle conclu.
Durant la saison morte, «Lady Di» (tel que surnommé affectueusement par les joueurs) donne un coup de main à l’Attak de Trois-Rivières et plusieurs équipes sportives un peu partout au Québec.
De la patinoire à la clinique…
Diane Ouimet redonne à la vie ce que la vie lui a donné
La thérapeute du sport chez les Cataractes, Diane Ouimet, pratique son métier pour redonner à la vie ce que la vie lui a donné. Athlète multidisciplinaire, la jeune femme a subi plusieurs blessures desquelles elle a pu guérir grâce aux bons traitements que lui ont servis d’autres thérapeutes sportifs.
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