Dany Roy est devenu le héros de la série en accomplissant l'exploit de lancer les deux matchs en entier, et ce, malgré une température froide et maussade.
«Je n'ai jamais fait ça dans ma vie (lancer deux matchs complets), disait Dany Roy immédiatement après avoir sabré le champagne.»
Après 14 manches de travail, la douleur n'existait pas pour l'artilleur des Tigres, de son propre aveu. «Je n'avais pas mal du tout. J'étais dans ma bulle, ça, c'est certain.»
Si le premier match a été aisément l'affaire des Tigres, le second a été une toute autre histoire. Les Condors ont d'ailleurs été les premiers à s'inscrire au pointage, au grand bonheur des partisans locaux, nombreux à s'être déplacés pour l'occasion.
Menés 3 à 2, les Condors ont placé des joueurs en position de marquer en cinquième et sixième manche. Chaque fois, la défensive des Tigres s’est sortie de l’eau chaude grâce à un double jeu.
«C’était une guerre de tranchées, ce n’est pas compliqué. Les lanceurs ont fait le travail, ce qui n’est pas évident contre les frappeurs de Maskinongé», mentionnait l’entraîneur des Condors, René Gervais à l’issue du match. Il a profité de la tribune qui lui était offerte pour faire l’éloge de son équipe, vice-championne de la LBRM.
«Je suis très fier de notre équipe. On a procédé étape par étape, on a atteint la finale de cette manière et rendue là, tout pouvait arriver. Dans le dernier match, jusqu’en dernière manche à 4 à 2, il n’y avait rien de fini. On apprend dans la défaite.»
Selon l’entraîneur, le futur est prometteur pour les jeunes Condors.
«L’équipe a un bel avenir, on figure bien depuis 4 ans et en plus, la relève est là. On a de bons jeunes qui s’en viennent.»
René Gervais n’a pas voulu confirmer sa présence derrière le banc l’an prochain, lui qui terminait une troisième campagne avec St-Maurice.
« Mission accomplie! »
«Mission accomplie!» C’est en ces termes que René Vertefeuille a résumé la conquête des Tigres. C’est une longue année de travail qui s’achève pour l’entraîneur des Tigres de Maskinongé et son équipe. Une année qui a frôlé la perfection.
«Pour moi, ça commence en février, lorsqu’on commence à construire l’équipe. Depuis le premier dimanche de mai où on a entendu «Playball», jusqu’à la fin. On s’est rendus jusqu’au bout. Jean-François Roy s’est blessé dans le premier match de la finale. Il y a des jeunes juniors qui ont pris la relève. Maskinongé ne baisse jamais les bras, on l’a vu encore aujourd’hui.»
À propos du match perdu par protêt.
«On a une petite défaite crève-cœur, mais c’est une défaite avec un astérisque: ils ont dû s’y prendre deux fois pour venir à bout de nous autres.»
Les partisans célèbrent
Les partisans étaient nombreux à avoir fait le trajet de Maskinongé pour assister aux deux dernières victoires menant à la conquête.
Après quoi, un comité a organisé une parade à l’insu des joueurs.
«Ce fut une parade des plus réussie dans les rues de Maskinongé et j’aimerais remercier les gens qui ont aidé à cette réussite, clamait Marie-France Elliott. Merci à Alain Laflamme, Philippe Lemay, Martin Fréchette, Luc Elliott, André Lajoie, Léo Dupuis, Mario Bérard, Éric Cormier, Luc Béland, Antoine Gervais, Isabelle Dupuis, Annick et Karine Dupuis, merci à tous les partisans qui ont suivi dans la parade un gros merci à Sylvain Ouellet qui nous a prêté ses camions et surtout merci aux Tigres de nous avoir fait vivre toute une saison de baseball. Félicitations les gars!»

