«Un bon juge ne doit pas avoir peur de trancher et de sortir de sa zone de confort»

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Martin Sylvestre
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- Gabrielle Gingras, juge de trampoline

Méconnu de plusieurs, le trampoline est tout de même un sport sur lequel peut compter le Canada aux Jeux olympiques. À ce chapitre, les athlètes canadiens ont récolté cinq médailles depuis l’entrée de la discipline en 2000.

L’Ursuloise Gabrielle Gingras est juge internationale dans les sports de trampoline. (Photo, Sylvain Leblanc)

Dans ce sport la région se distingue au niveau de l’arbitrage par le biais de la juge internationale Gabrielle Gingras. Demeurant à Sainte-Ursule depuis six ans, la jeune femme a trouvé comment assouvir sa passion malgré son retrait de la compétition. Aujourd’hui, elle parcourt le monde dans le rôle de juge internationale en trampoline, double mini-trampoline et tumbling (au sol).

«J’ai fait du trampoline pendant une dizaine d’années et j’ai «coaché» un peu à mon club de Beloeil quand j’étais plus jeune. C’est en 1995, à 16 ans, que j’ai suivi mon cours de juge. C’était quelque chose qui m’intéressait au plus haut point. J’ai gravi les échelons assez rapidement. J’aime ça, car ça me permet de rester dans le sport sans être obligée de diriger ou de m’entraîner 10 heures par semaine», laisse-t-elle entendre.

Les compétitions

À chaque année, au Québec, Gabrielle juge de quatre à cinq compétitions auxquelles s’ajoutent trois événements nationaux.

«Je suis passée à la marche supérieure en 2001 lorsque j’ai obtenu mon brevet de juge internationale», informe l’infographiste de profession.

Signe que son jugement est reconnu partout dans le monde, l’Ursuloise s’envolera prochainement pour le Championnat du monde et le Championnat du monde par groupes d’âges, à Metz en France.

Les critères

Peu importe le sport, les juges sont souvent critiqués. Pour effectuer ce travail, il faut posséder une carapace à toute épreuve.

«Ce n’est pas tout le monde qui peut faire ce travail. Certains ont de la misère à être objectifs. Il faut que tu aies une bonne connaissance du sport et que tu sois toujours à l’affût des nouveautés. Un bon juge ne doit pas avoir peur de trancher et de sortir de sa zone de confort. C’est certain qu’il y a des zones grises, mais ça peut aussi être noir ou blanc», reconnaît-elle.

La confrérie

Les gens qui évoluent dans le milieu des sports de trampoline tissent des liens très étroits. Les juges peuvent notamment échanger avec les athlètes après les compétitions.

«C’est la passion du sport qui guide la plupart des juges. Pour ma part, j’ai l’intention de faire ça pendant encore un bon moment. Il n’y a pas d’âge pour juger», affirme Gabrielle. L’Ursuloise déplore toutefois le manque de financement des gouvernements à l’endroit des disciplines de trampoline.

«Heureusement, les bons résultats des dernières années font augmenter graduellement les contributions gouvernementales», indique-t-elle.

L’avenir

Gabrielle est aussi d’avis que le trampoline peut représenter un débouché intéressant au niveau professionnel.

«Les trois quarts des athlètes du Cirque du Soleil proviennent de notre sport», fait-elle observer.

Organisations: Cirque du Soleil

Lieux géographiques: Sainte-Ursule, Beloeil, Québec Metz France

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