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Projet de loi C-50: «On aura beau inventer les plus beaux programmes qui soient, si les gens ne s’y qualifient pas, cela ne donne absolument rien» - Guy André



Publié le 29 Septembre 2009
Publié le 27 Janvier 2010
 

Le député de Berthier-Maskinongé, Guy André, est intervenu à la Chambre des communes afin dénoncer le projet de loi C-50 qui prévoit accorder des semaines supplémentaires de prestations à certaines catégories de chômeurs.

Par voie de communiqué, le Bloc Québécois informe qu'il n’appuiera pas le projet C-50, car il ne s’attaque pas au fond du problème. «En effet, il fait en sorte que le régime d’assurance-emploi est injuste et inadapté aux besoins des travailleurs et des travailleuses. Selon les propres chiffres du ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences, plus de la moitié des travailleurs sans emploi n’ont pas accès au régime de l’assurance-emploi», mentionne le député.

Le Bloc Québécois en conformité avec les comités de chômeurs, le mouvement des Sans-Chemise et les centrales syndicales québécoises, réclame 360 heures pour tous afin de pouvoir se qualifier à l’assurance-emploi. «Non seulement le projet de loi des conservateurs ne s’attaque en rien au problème de l’accessibilité au régime, mais de plus, il propose des mesures qui profiteront essentiellement à certaines catégories de travailleurs de l’Ouest canadien et à ceux du secteur automobile de l’Ontario. Selon le Conseil de l’industrie forestière du Québec, le Conseil national des chômeuses et chômeurs et les syndicats du Québec, les mesures annoncées auront peu d’effet au Québec, car elles ne sont accessibles ni aux travailleurs saisonniers, ni aux travailleurs forestiers, ni aux jeunes, ni aux travailleurs à statut précaire. Dans Berthier-Maskinongé, il y a une catégorie de travailleurs qui ne se retrouvent pas dans ce projet de loi. Je parle de toute la situation des travailleurs saisonniers, surtout ceux qui travaillent dans le domaine touristique et forestier», a déclaré Guy André.

Au lieu de proposer une réforme globale, C-50 propose une réforme d’assurance-emploi à la carte où une nouvelle catégorie de prestataires sera mise en place selon la subdivision du bon et du méchant prestataire, tel que l’implique les critères du projet de loi présenté par les conservateurs. «Ce dont nous avons besoin, ce ne sont pas quelques semaines de prestations supplémentaires discriminatoires, mais d’un véritable Programme d’aide aux travailleurs âgés, programme que les libéraux ont aboli dans les années 90 avec leurs coupures draconiennes au régime d’assurance-emploi. Ce dont nous avons besoin, c’est un régime qui pourra assurer sa première mission, celle de donner des prestations de façon équitable à tous et pour une durée qui permettra aux gens de vivre dans la dignité», a soulevé Guy André.

Voilà pourquoi le Bloc Québécois propose une bonification complète du régime de l’assurance-emploi qui comprend notamment une amélioration de l’accessibilité et l’élimination du délai de carence. D’ailleurs, Guy André a rappelé aux député(e)s qu’il avait déposé une pétition signée par près de 4 000 personnes qui demandent au gouvernement fédéral de prendre ses responsabilités en agissant rapidement afin d’éliminer le délai de carence.

Le député de Berthier-Maskinongé a aussi fait le lien entre pauvreté et un soutien adéquat de l’état par l’entremise d’un régime d’assurance-emploi. «J’aimerais bien que les députés du Parti libéral soient attentifs à ce que je vais vous mentionner, ce même parti politique qui a sabré honteusement dans le régime. Quant aux conservateurs, qu’ils soient également attentifs, ceux-ci étant particulièrement rébarbatifs à l’intervention de l’État. Je voudrais vous signaler que 19% des citoyens canadiens se retrouvent dans une situation de pauvreté alors que la Suède a 11,4% de sa population dans la même situation. La France 14,1%, la Belgique 16,2%, le Royaume-Uni 17%, l’Allemagne 17,2% et bons derniers, les États-Unis avec 23,9%. Qu’est-ce qui ressort de ces statistiques ? C’est simple, les États qui interviennent davantage pour leur population possèdent les taux de pauvreté les plus bas. Voilà, pourquoi il est essentiel, que le gouvernement fédéral se dote d’une véritable politique de soutien à ses citoyens qui se retrouvent sans emploi. On aura beau inventer les plus beaux programmes qui soient, si les gens ne s’y qualifient pas, cela ne donne absolument rien », a conclu Guy André.

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