Situées au Centre d'hébergement Laflèche à Shawinigan et, dès lundi, au Centre Cloutier-du Rivage à Trois-Rivières, ces cliniques permettront d'isoler le nombre de personnes présentant des symptômes du virus afin de limiter la propagation de la grippe A (H1N1).
Toutefois, avant de consulter la clinique, la population doit se référer au tableau d'aide à la décision transmis dans le guide autosoins ou à Info-Santé au 811.
«Dans la majorité des cas, la grippe se soigne à la maison sans besoin de consultation. Il faut certaines conditions pour se présenter dans ces centres. Ceux qui doivent consulter sont: les femmes enceintes, les enfants de moins de deux ans, les malades chroniques et les personnes âgées qui font plus de 38°C de fièvre. Chez les personnes dont la situation se dégrade on peut observer des symptômes tels que l'essoufflement, difficulté à respirer, vomissements continus ainsi que de la fièvre persistante chez un enfant qui est soit trop calme soit anormalement agité», informe Dr Gilles W. Grenier, directeur de santé publique.
Des cliniques semblables à celles de Shawinigan et Trois-Rivières ouvriront à Drummondville et Victoriaville au cours de la semaine prochaine. Pour le moment, en ce qui concerne le territoire de Nicolet-Yamaska, aucune annonce à cet effet n'est prévue à moins que le besoin ne se fasse sentir.
Dans certaines régions, la première étape de la vaccination de masse pose problème puisque certaines personnes se présentent dans les centres sans pour autant faire partie des groupes à risque. «Ici, il n'y a pas de débordement même si à l'instar des autres régions nous vivons également ce problème. C'est difficile de tout gérer, car nous ne demandons pas de preuve. Nous faisons alors appel au civisme de la population», expose Serge Beauchamp, directeur général adjoint de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Par contre, si des citoyens ne faisant pas partie des bons groupes se présentent dans les centres, ces derniers seront retournés chez eux. De plus, la santé publique demande à la population de se présenter au centre de vaccination de son propre secteur. Au niveau scolaire, la vaccination dans les écoles devrait débuter vers la mi-novembre.
