Bronzé, en bermuda, la barbe et les cheveux longs comme on peut s'imaginer les surfeurs du pays de l'Oncle Sam, Dominic Lagacé déteint dans le paysage trifluvien alors que l'hiver semble peu à peu vouloir prendre sa place. Pas plus tard qu'il y a quelques semaines, ce "wakesurfeur" de 31 ans a remporté la compétition Southern California fall wakesurf championship à Los Angeles et a terminé au deuxième rang chez les professionnels lors des Championnats du monde de la discipline au Tennessee.
«Avoir un Québécois qui gagne en wakesurf aux États-Unis c'est comme un Mexicain qui remporte une épreuve de planche à neige au Québec», raconte-t-il avec amusement.
Pour parvenir à ce niveau, Dominic a dû puiser au fond de ses ressources et faire de nombreux sacrifices. Un choix qu'il ne regrette pas puisque maintenant il vit sa passion à 300 kilomètres à l'heure.
«J'ai toujours aimé les sports extrêmes. J'ai commencé à 20 ans avec le wakeboard qui est beaucoup plus connu que le wakefurf au Québec. La grosse différence entre les deux disciplines c'est qu'au wakeboard, qui ressemble passablement à une planche à neige, on se fait traîner par une corde accrochée à 70 pieds d'un bateau qui va à 20 miles à l'heure pour exécuter des figures. Au wakesurf, la bateau va beaucoup moins vite et crée une grosse vague. Au départ, on part accroché près du bateau avant de lâcher la corde et par la suite surfer sur la vague. Les figures ressemblent plus à des acrobaties de planche à roulettes», fait connaître Dominic Lagacé.
Toute cette aventure en ce qui concerne son chemin vers le succès californien n'est toutefois pas le fruit du hasard. «Depuis que j'ai 17 ans, je voyage environ cinq mois par année un peu partout dans le monde pour faire du sport tel le surf et le wakesurf. J'ai passé l'hiver dernier en Argentine et je devrais passer une bonne partie de celui de cette année à l'extérieur du Canada», mentionne le Trifluvien. Cette passion pour le wakesurf, Dominic Lagacé ne la garde pas pour lui seul. Il la partage avec la population trifluvienne à chaque été avec son école Hi-5 Wakeschool 3-Rivières. En 2008, ils ont été près de 150 nouveaux adeptes à essayer ce sport extrême.
Aucun regretDans la jeune vingtaine, Dominic Lagacé a du faire un choix entre celui de professeur d'aéronautique et celui de poursuivre sa passion. N'écoutant que son cœur, il a décidé de tout lâcher et partir à l'aventure devant l'inconnu. «Présentement, j'aime bien tout ce qui se passe dans ma vie. En 2009, je veux faire encore plus de compétitions et retourner au Championnat du monde avec l'espoir de remporter l'épreuve. Ce serait un cheminement logique», conclu le globe-trotter trifluvien qui vit jour après jour un rêve éveillé.
