En effet, cette année scolaire débute d'ailleurs avec une idée géniale, celle d'un élève de 4e année, Olivier Lemay-Lefebvre. Olivier, inspiré par les gestes et les activités de l'an passé, a réfléchi tout l'été, à comment il pouvait lui aussi faire sa part et venir en aide aux autres. Il croyait bien avoir trouvé la bonne idée. Il est donc venu la proposer, dès la rentrée scolaire, aux intervenants de l'école. L'idée n'était pas simplement bonne, elle était géniale. Cette idée allait permettre de réveiller la conscience sociale de tous les élèves, les membres du personnel, les parents et peut-être même la communauté de Louiseville.
Une journée sans mon uniforme, j'apprends à développer ma conscience socialeTout au long de l'année, les élèves pourront s'ouvrir aux autres en donnant à différents organismes qui viennent en aide aux gens malades ou démunis, moyennant des sous, des objets recyclables ou des denrées non périssables. Suite à ces actions, les élèves pourront alors afficher la cause pour laquelle ils veulent s'impliquer en ne portant pas leur uniforme et en affichant les couleurs, le logo de leur cause.
Sur un grand carton, les élèves pourront alors expliquer, qu'on peut pour une journée être différent. Tout ça en soutenant un organisme parmi les sept proposés. Par exemple: on fournit deux paires de lunettes usagées et on passe une journée sans uniforme.
«Nous espérons ainsi que les jeunes développent une ouverture sur le monde, une conscience sociale. Pas besoin de se ruiner pour le faire. D'abord, parce qu'il n'y a pas que des sous qui seront amassés, mais aussi des objets recyclables, ce qui s'accorde avec le tournant vert que l'école primaire de Louiseville veut prendre cette année», déclare Judith Gagné, psychoéducatrice.
Olivier avait une bonne raison de réfléchir, son meilleur ami étant atteint du diabète. Aujourd'hui, les 420 élèves de l'école peuvent maintenant dire qu'ils travaillent chacun sur leur conscience sociale, grâce à Olivier qui n'est pas à court d'idées. Pour le projet, il a voulu voler la tresse de sa sœur pour la Fondation canadienne du cancer. Heureusement, pour elle, cette idée n'a pas été retenue.
