Puis ce fut le drame, mon fils s’est suicidé. Le monde tout autour de moi et de tout ceux qui l’aimaient s’est effondré. Le choc, la culpabilité, les cris, les pleurs et l’impuissance…
Pourquoi? Nous l’aimions tant. Ma vie s’est arrêté en même temps que la sienne. Il n’y a pas de mot pour expliquer ce que l’on ressent face au suicide de son enfant. Moi, sa maman, je n’ai rien pu faire.
Puis un jour, un tout petit rayon de soleil éclaire peu à peu les jours gris. Puis, tu prends conscience que tout autour de toi, la VIE continue. Et que dans «ma» vie, j’ai deux autres fils que j’adore. Ils ont besoin de moi car «eux», ils ont perdu leur grand frère.
Puis mon cœur de maman refait surface et je réalise tout l’amour que j’ai pour eux et pour tous ceux qui m’entourent. Et comme le dit si bien Linda Lemay au tout début: «Tu vis pour n’pas crever» et, un peu plus tard: «Tu vis parce que ‘’lui’’, il n’pourra plus l’faire et que sans doute il en serait fier».
Pour souligner le 5e anniversaire de la mort de mon fils David, je frapperai à vos portes pour vous demander un don que je remettrai au Centre de prévention suicide Les Deux Rives. Je souhaite que ma démarche soit un phare dans le cœur de tous ceux qui souffrent.
- Lise Champagne
La maman de David Milette décédé le 2 juillet 2007
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