Grève étudiante: Les études, ça coûte cher

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Patrick Charlebois
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Mardi on pense à votre portefeuille avec Patrick Charlebois

Les étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières se prononceront sur la tenue d’une journée de grève le 14 mars prochain, un mouvement qui se veut une réponse face aux hausses annoncées des frais de scolarité pour les études universitaires. Que l’on soit pour ou contre la hausse des frais de scolarité au niveau universitaire, il semble acquis pour tous que les frais pour les études supérieures seront à la hausse durant les prochaines années, peu importe qui paiera la facture. Il faut tout de même préciser ici que fréquenter une institution postsecondaire comporte non seulement les frais de scolarité, mais aussi les frais de subsistances, de transports, les frais pour les manuels scolaires, les loisirs et autres.

Patrick Charlebois est formel, les études coûtent chères.

Les parents qui sont témoins de ce débat de société se posent de sérieuses questions sur l’avenir de leurs enfants et les coûts à prévoir pour le financement des études postsecondaires de leurs héritiers légaux. Selon l’Université de Moncton au Nouveau-Brunswick, une année d’études à l’université peut coûter entre 13,000 $ et 17,500 $ par année, donc plus de 60,000 $ pour un baccalauréat de 90 crédits (3 ans). C’est clair, les études, ça coûte cher. Voici quelques conseils pour vous aider à atteindre vos objectifs financiers pour les études de vos enfants.

Un rendement de 30 % garanti

Le Régime enregistré d’épargne études (REEE) est un véhicule de placement tout indiqué pour aider les familles à planifier le financement des études de leurs enfants. En effet, le REEE permet de mettre à l’abri de l’impôt jusqu’à 50,000 $ par enfant, à vie. Pour obtenir la subvention maximale liée au régime, il faut verser 36,000 $ dans le REEE, à raison de 2,500 $ par année, durant plus de 14 ans, pour ainsi obtenir 10,800 $ de subvention au total (7,200 $ du fédéral et 3,600 $ du provincial). C’est tout de même un rendement garanti de 30 % sur notre contribution annuelle, ce qui est tout de même non-négligeable. Les gens plus aisés pourront contribuer un montant additionnel de 14,000 $ par enfant au REEE sans toutefois recevoir de subvention lors de la contribution. 2000 $ en cadeau, juste à ouvrir un REEE Si votre revenu familial est de moins de 41,000 $, et que vous avez un enfant né à partir de 2004, vous devez ouvrir un Régime enregistré d’Épargne Études. Ainsi, le gouvernement fédéral versera 500 $ dès l’ouverture de votre régime, sans même y avoir déposé 1 sou noir.

De plus, le gouvernement versera 100 $ par année pendant les 15 prochaines années dans votre régime, pour un total de 2000 $ sur 15 ans, si votre famille satisfait toujours les critères d’admissibilité en matière de revenu maximum. Et si l’enfant ne fait pas d’études postsecondaires ? Voilà qui semble à première vue une catastrophe. Comme souscripteur du régime, vous récupérez vos cotisations et les subventions sont retournées à l’État ou attribuées à un frère ou une sœur. Cependant, les parents devront payer l’impôt sur lerevenuaccumulé dans le REEE. Selon le taux d’imposition habituel, PLUS 20 %. OUCH ! Il y aura toujours une possibilité de cotiser à votre REER les sommes imposable, si évidemment vous avez des contributions inutilisées. Même si le REEE comporte certaines contraintes, il ne demeure pas moins qu’il est le meilleur véhicule disponible pour le financement des études postsecondaires de vos enfants. 

Patrick Charlebois, Conseiller en placement et Gestionnaire de portefeuille

Lire aussi: L'économie en 2011: L'Empire contre attaque

Organisations: Université de Moncton au Nouveau-Brunswick

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