Une St-Valentin entre filles

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Les récits de Florence - lecteurs majeurs et vaccinés seulement

Cette aventure m’est arrivée alors que j’étais célibataire depuis un bon bout de temps. Je prenais vraiment soin de moi, histoire d’être attirante au maximum pour la gent masculine. Je prends toujours soin de moi, mais vous savez les filles, quand on est en couple, il y a des jours où l’on est plus négligente.

Les récits de Florence...

Donc je m’empiffrais de salade et je passais trois jours par semaine au gym, j’étais vraiment bien dans ma peau et ça paraissait. Malheureusement au coeur de mon âme, j’avais le blues, particulièrement en ce jour de St-Valentin.

Heureusement, Maria, une amie d’enfance, a eu l’ idée de cogner à ma porte en ce décisif soir d’hiver, qui allait me permettre de déguster les saveurs d’un univers encore inexploré.

«Vient-en, on sort en boîte ce soir», me lança-t-elle, vraisemblablement plus excitée que moi à l’idée de sortir, la journée des amoureux.

Avec Maria, cette belle basanée munie d’une forte hérédité espagnole, il faut obtempérer, elle a cette façon subliminale de passer ces messages qui nous oblige à embarquer dans ces idées… même les plus folles.

Les heures défilaient au rythme de la danse, la musique était si forte dans le bar, qu’il nous était presque impossible de communiquer. Heureusement, le DJ était bon, vraiment bon. Nous étions en transe totale. Vers 1h du matin, les âmes esseulées étaient multiples dans la boîte de l’ange cornu. Maladroite, Maria prit une trop grosse gorgée de la boisson exotique qu’elle dégustait, quelques gouttes allèrent se cacher dans son décolleté, indiscrètement. Je me suis surprise à lui fixer les courbes. Elle croisa mon regard et un sourire s’esquissa sur son visage. La gêne s’empara de moi, j’ai alors compris en un instant comment avaient pu se sentir les nombreux garçons que j’avais surpris à me reluquer. Pourtant je ne suis pas lesbienne, que m’avait-il pris? Mais ce moment précis a provoqué une conséquence inattendue. Elle esquissa un sourire et reconquis avec désinvolture le plancher de danse. Elle était devenue à mes yeux la reine de la soirée. Elle bougeait avec grâce, le DJ fit jouer le hit de l’heure: Hey Sexy Lady de Shaggy. Elle s’approcha de moi, me pris par la taille et, sensuellement, en suivant le rythme, elle se mit à faire des mouvements de va-et-vient sur ma jambe. Ne déplaisant pas ce jeu, auquel se livrent parfois les filles, j’ai répondue en juxtaposant mes mouvements aux siens, nos corps se frôlaient, nos courbes s’épousaient. J’avais déjà utilisé ce stratagème pour aguicher de jolis prétendants, mais pas cette fois, il n’y avait qu’elle, entièrement. Elle se dédiait aux dieux de la danse et à mes fidèles courbes, je lui rendais.

À un moment elle s’approcha si près que j’ai cru qu’elle allait m’embrasser.

La descente aux enfers

Au terme de la soirée, nous avions trop porté de toasts à nos amours déchus pour conduire. Elle me proposa de me rendre chez elle à deux pas du bar, le temps de dégriser.

À peine pénétrée dans son logis, elle me refilait un Santa Maria, une boisson qu’elle avait elle-même baptisée en son honneur: Liqueur de cassis, Grand Marnier et eau pétillante de chez nous, de la St-Justin.

Tant pis, je coucherai sur son divan me dis-je.

Nous avions peu discuté depuis le début de la soirée, je suis restée surprise quand elle me demanda si j’avais déjà cueilli la fleur d‘une autre fille.

«Non, lui répondis-je étonnée de sa question. Et toi?»

«Oui, mais seulement une fois», me répondit-elle.

«Est-ce que c’était aussi amusant qu’avec un homme?» lui demandais-je, curieuse.

«Il faut l’essayer pour le savoir», rétorqua-t-elle du tac au tac.

Mon coeur palpitait. Je ne savais pas si je voulais vraiment entrer dans l’intimité d’une autre fille. En même temps, sa phrase m’avait perturbée, comment savoir si j‘éprouvais du plaisir avec une femme, si je ne l’avais jamais essayé?

Maria venait de me présenter à Santa Maria, je dégustais ce mélange qui me rappellera à jamais cette amie exotique. Elle passa devant sa stéréo et fit jouer de la musique Reggaeton. Elle m’installa au salon, avant de passer à sa chambre, juste en face. Elle n’avait pas pris le soin de fermer la porte et se changeait. Sans discrétion, elle enfila sa lingerie de nuit, le genre de lingerie qui allumerait même le pape. Une forte chaleur faisait rage dans mon bas ventre. Inutile de me mentir, à cet instant précis, je désirais jouer au plaisir charn-elle…

«Mets-toi à l’aise, c’est la nuit maintenant», dit-elle. Je pris une bonne gorgée à la fontaine de Santa Maria avant d’entrer dans la danse.

«Olé», criais-je.

À son tour surprise, Maria s’approcha et pour elle je dansais, j’avais parfois allumé mes ex en faisant des strip-tease. Aussi bien se lancer pour vrai. Tranquillement je me défis de mon chandail, mes jeans tombèrent ensuite et Maria s’installa dans son divan pour assister à mon spectacle.

Toutes deux presque nues, c’était maintenant clair que l’aventure allait fracasser le petit matin. Elle m‘entraîna de ses mains, de ses lèvres et même de ses jouets dans une aventure lesbienne inoubliable.

Il nous arrive encore de coucher ensemble lorsque nous sommes libres comme l’air et même si j’ai un penchant pour les garçons, je ne suis pas gênée pour dire que c’est une fille qui m’a fait jouir le plus fort au moyen d’un cunnilingus.

Ce soir-là j’ai déjoué Cupidon. Message aux célibataires, ce n’est pas parce que vous êtes seuls que vous ne pouvez pas boire dans la fontaine du plaisir, le soir de la St-Valentin.

Lire aussi: Un conte ôsé de Noël

Organisations: Grand Marnier

Lieux géographiques: Santa Maria

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