L’économie en 2011 : L’Empire contre-attaque

Patrick
Patrick Charlebois
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L’année 2011 aura été une année marquée par un retour de l’influence de la grosse et puissante économie américaine qui a été malmenée durant ces dernières années. Pour une région économique comme celle de la Mauricie, pour qui le marché américain a la plus grande importance relative pour nos exportateurs comparativement à toutes les autres régions du Québec, c’est une bonne nouvelle.

Retour sur l'économie en 2011.

Pas facile 2011

Crise immobilière, crise financière, endettement excessif des ménages et du gouvernement sont tous des éléments qui ont mal servi la perception des investisseurs face à l’économie américaine durant les dernières années, sans compter le financement d’une guerre face au terrorisme qui a coûté plus de 3,000 milliards. Mais 2011 va passer à l’histoire comme étant une année où la politique a gardé en haleine les investisseurs plus d’une fois, de ce côté-ci de l’Atlantique, comme en Europe.

Le fameux débat « politique » sur le plafond de la dette américaine qui a pris des proportions nettement exagérées et la décote historique de la cote « AAA » des États-Unis par l’agence de notation Standard and Poors a définitivement donné le ton pour ce qui était pour ce passer plus tard en Europe. Malgré ces mauvaises nouvelles, c’est la première fois que le marché boursier américain performe mieux que le marché canadien depuis 2003, alors que l’indice phare Dow Jones a terminé l’année avec un gain de 5,5 %, alors que les actions canadiennes ont connu une baisse de plus de 11 % pour l’année. Plus encore, comparativement à tous les marchés boursiers importants à travers la planète, le marché boursier américain est le seul à avoir affiché un rendement positif en 2011, surpassant les bourses de Paris (-17 %), d’Allemagne (-15 %) et même Shanghai, capitale de la Chine (-21 %).

L’Oncle Sam prend du mieux

En effet, le pays de l’Oncle Sam a eu son lot de bonnes nouvelles cette année, tant sur le plan économique que politique: mort d’Osama Ben Laden, la fin de la guerre en Iraq, taux d’épargne des ménages à la hausse, le marché de l’emploi qui se raffermi et le marché de l’immobilier qui montre des signes de stabilisation dans plusieurs régions éprouvées par la crise financière de 2008.

Les ventes au détail chez nos voisins américains, les plus gros consommateurs du monde et par le fait même, nos plus gros clients, ont bien dépensé durant la dernière période des Fêtes ce qui laisse croire que le pire en matière de confiance des particuliers est derrière nous.

C’est une bonne nouvelle pour des usines comme Kruger à Trois-Rivières, Canadel à Louiseville , Rocktenn à La Tuque et même les usines Alcan et Bionest à Shawinigan qui a plusieurs clients au sud de la frontière. Même si la devise canadienne est relativement forte en ce moment et que l’avantage concurrentiel ne se trouvera pas à ce niveau, un fait demeure, c’est que nos clients américains sont de plus en plus en forme.

La Mauricie progresse malgré tout

La région a connu aussi son lot de mauvaises nouvelles en 2011 avec l’annonce de la fermeture du centre d’appels IQT et de l’usine Manac, des mises à pied chez Kruger, des mesures qui ont contribué à faire augmenter le taux de chômage à 9 % en décembre, soit le taux le plus élevé de toutes les régions métropolitaines de recensement au Québec. À La Tuque, l’achat en début d’année de l’usine Smurfit-Stone par la multinationale Rocktenn a créé une certaine période d’incertitude chez les travailleurs et la population de la ville, ce qui aujourd’hui semble être une chose du passé, alors que la paix syndicale est belle et bien revenue à l’usine latuquoise.

Paradoxalement, malgré ces mauvaises nouvelles économiques se cache une réalité fort positive. Il y a tout de même 3700 personnes de plus qui travaillent à Trois-Rivières depuis que nous avons fêté l’arrivée du Nouvel An en 2011, ce qui démontre que le taux de chômage est causé par une forte hausse de gens qui ont de nouveau confiance et qui ont repris le chemin de la recherche d’un emploi. Dans le registre des bonnes nouvelles, il y a eu en fin d’année l’inauguration des locaux de Cogeco Câbles sur le boulevard St-Jean à Trois-Rivières, un magnifique immeuble érigé au coût de 18 millions de dollars, qui devient ainsi le pied à terre de quelques 540 employés.

Sur le plan de l’immobilier, 2011 a été marqué par une explosion de l’offre des résidences pour personnes âgées avec la construction de plusieurs édifices en sol trifluvien, une croissance qui a retenu l’attention de la Société canadienne d’Hypothèque et de logement en milieu d’année.

Enfin, l’année 2011 a été une bonne année pour l’ensemble de l’économie de la région, comme en témoignent les différentes données récoltées à ce sujet. Les différents mouvements internationaux comme l’incertitude qui a gagné l’Europe en fin d’année et la fameuse décote de la dette américaine en milieu d’année n’ont pas eu d’impact négatif sur notre région. Du moins, pas encore.

Lire aussi: Le Canada vulnérable en 2012

Image gracieuseté de photolibre.fr

Organisations: L’Empire, Standard and Poors, Kruger Alcan Manac Société canadienne d’Hypothèque et de logement

Lieux géographiques: Europe, Trois-Rivières, Atlantique États-Unis Phare Dow Jones La Tuque Paris Allemagne Shanghai Chine Iraq Louiseville Shawinigan Mauricie Québec Boulevard St-Jean

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