Jeudi 1er septembre, 14h. De retour de la salle communautaire de Ste-Ursule où se tient jusqu’à 19h le registre concernant le projet de minicentrale hydroélectrique au Parc des Chutes, déjà 190 personnes ont apposé leur signature au bas du registre; ce qui signifie du même coup que si le conseil municipal veut poursuivre dans son projet, il devra nécessairement passer par la voie d’un référendum. (N.D.L.R: 385 personnes auront finalement signés au moment de la fermeture du registre.)
Le va-et-vient continuel observé lors de notre brève escale s’est accéléré jusqu’à la fermeture. Le nombre d’opposants a atteint près de 45 % des gens éligibles à voter dans la municipalité du maire Réjean Carle.
Avec un si fort taux d’opposition, le conseil municipal se verrait placer dans une situation pour le moins inconfortable de persister dans son projet de référendum, vu le nombre connu d’opposants au projet et, détail non négligeable, vu le budget qu’on devrait consacrer à ce projet référendaire.
Comme seuls les moyens pour sauver le parc diffèrent et que le consensus existe déjà dans la population, qu’il faut à tout prix sauver ce bien collectif, on peut supposer que la population n’en sortira pas divisée et que tous se sentiront dès lors directement concernés par le sort de ce joyau naturel.
Ceci étant dit, quelles solutions pourraient être avancées? La vente des chalets en bloc ou en unité et la réinjection de ces fonds dans l’amélioration du parc? L’ouverture du parc à des périodes bien précises de l’année? L’imposition d’une taxe spéciale servant à la remise à jour des infrastructures du parc? Ou un mélange de ces options?
Quoi qu'il en soit, le parc des chutes peut et doit survivre.
Si les énergies déployées par les divers intervenants au cours des dernières semaines ont été, à l’occasion, source de friction, elles devront, à partir d’aujourd’hui, se déployer dans le but commun et ultime que représente la sauvegarde de ce joyau patrimonial dont la municipalité a été dotée dès sa fondation.

La solution ne se trouve pas dans la vente des chalets, bien au contraire. Même si cette question fut soulevée à quelques reprises lors des débats, les chalets font partie d'un tout et sont à mon sens, indissociables de l'offre touristique. Lorsque la perception diminue de manière significative après l'action de grâce, ce sont les chalets qui assurent la continuité des revenus jusqu'au printemps. Oui l'ouverture du Parc à des périodes bien précises fait partie de la restructuration amorcée. Mais au-delà de cette réorganisation, il faut des revenus supplémentaires pour nos infrastructures. Maintenant que nous sommes tous sensibilisés aux besoins du Parc, pourquoi ne pas mettre en place une levée de fonds annuelle. Le battage médiatique entourant la problématique des chutes aura certes amené des discussions pour nous permettre de trouver des solutions mais de grâce, cessez de voir l'amputation des chalets comme étant une solution !