Une élection pas comme les autres selon Charest

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Bernard Lepage
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Même si le conflit étudiant n’a pas soulevé ici les débats qui ont eu cours dans la métropole le printemps dernier, c’est tout de même le thème qui a été martelé par Jean Charest lors de sa première visite en Mauricie depuis le début de la campagne.

Le leader libéral était entouré de son équipe en Mauricie: Jean-Paul Diamond, Julie Boulet, Robert Pilotte, Danielle St-Amant et Marc-André Trudel.

Entouré de ses cinq candidats dans la région, le chef du Parti libéral a fait une halte samedi après-midi à Shawinigan, dans le secteur Grand-Mère, au local électoral de sa représentante dans Laviolette, Julie Boulet.

Devant une centaine de militants, il a présenté ses candidats en Mauricie: les députés sortants Jean-Paul Diamond (Maskinongé), Danielle St-Amand (Trois-Rivières) et Julie Boulet (Laviolette) mais aussi ses recrues Robert Pilotte (Saint-Maurice) et Marc-Antoine Trudel (Champlain).

«C’est une élection différente que nous avons devant nous, a-t-il expliqué. Il faut décider du type de société dans laquelle nous voulons vivre. On a le choix entre le respect de la loi ou la rue qui gouverne.»

Auparavant, le premier ministre sortant avait rappelé que le gouvernement libéral avait pris ses responsabilités en haussant les frais de scolarité et en refilant une partie de la facture aux étudiants. «Ce n’est pas un choix que nous avions. C’était une obligation, une responsabilité de notre part.»

Pour Jean Charest, il faut décider le 4 septembre si un groupe d’élèves boycottant leurs études peuvent empêcher leurs confrères de poursuivre les leurs. «Dans notre cas, c’est clair: tous les étudiants ont le droit à leur éducation et à leur salle de cour.»

Le chef libéral estime que son adversaire péquiste, Pauline Marois, a eu dans le passé des positions équivoques sur cette question. «Elle a exprimé toutes les positions sur cet enjeu central. Finalement, elle a donné son appui à ceux qui intimident les élèves qui veulent aller en classe.»

Jean Charest a aussi déploré que la chef péquiste ne se soit pas dissocier des propos de Gilles Duceppe qui aurait déclaré hier n’avoir pas de respect pour Amir Khadir, de Québec Solidaire, parce qu’il avait voté pour le NPD, un parti fédéraliste, lors des dernières élections fédérales. «Le respect, ce n’est pas optionnel. Quand le Parti Libéral est au pouvoir, il gouverne pour tous les Québécois.»

Le leader libéral a effleuré à peine à la CAQ, si ce n’est pour dire que son chef François Legault et son candidat vedette Gaétan Barette avaient des positions paradoxales sur la question de la santé. «Le premier a détruit le système quand il était au Parti Québécois tandis que le second est toujours en chicane avec les médecins.»

Organisations: Parti libéral, Saint-Maurice, Groupe d’élèves Parti Québécois

Lieux géographiques: Shawinigan, Secteur Grand-Mère, Mauricie Maskinongé Trois-Rivières Champlain Québec Solidaire

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