Dans un geste surprise, le président de la RGMRM, Pierre Bouchard, a annoncé ce mercredi la nomination de Daniel Pépin à la direction générale et la mutation de celui qui occupait ce poste à d'autres fonctions.
En poste depuis près de quinze ans, Robert Comeau s'occupera désormais des questions relatives à l'administration légale de l'organisation, au développement et à la planification stratégique de même que tout ce qui touche les ressources humaines.
«On a un tandem qui a accepté de jouer ensemble, a indiqué le maire de Mont-Carmel, flanqué des deux hommes. On va travailler avec les forces de chacun. Je ne me prive de rien. Bien au contraire, j'estime que je suis en voiture.» À entendre les commentaires de Robert Comeau, il semble que ce transfert de responsabilités se soit déroulé dans l'harmonie. Cette réorganisation sera réévaluée dans six mois afin de voir si elle demeure toujours adéquate, a indiqué le président.
En fait, Pierre Bouchard a expliqué qu'il désirait changer la culture de l'entreprise, pour la faire passer à une approche plus d'affaires. «C'est fini le temps où on disait oui au client et on regardait après comment y arriver.»
Le président de la RGMRM a mentionné que l'organisme a dû faire ses classes rapidement ces dernières années dans des domaines qui lui étaient souvent inconnus. «Depuis trois ans, notre budget a doublé; on a dû gérer une augmentation de tonnage; on travaille sur deux sites différents; on a hérité de la gestion de centres de transbordement; on s'est lancé dans la cueillette et le transport des ordures; on a travaillé en régie interne pour plus de 10 millions$ de projets en 2008; on a dû passer au travers de la crise du recyclage; et avec le dossier du biogaz, on doit composer avec l'intransigeance de notre partenaire qui nous demande beaucoup d'énergie.»
Au prise avec un déficit de 2,1 millions$ en 2008, Daniel Pépin arrive en poste avec un mandat clair et précis: remettre l'organisation sur les rails en appliquant un plan de redressement musclé. L'homme arrive du secteur privé avec un bagage d'expériences de près de 20 ans dans le domaine des matières résiduelles, dont les deux dernières au sein de la RGMRM.
Il entend être très près des opérations quotidiennes afin de maximiser les ressources de l'organisation. «Il y a une expertise reconnue provincialement ici à Saint-Étienne. Je préfère enregistrer plusieurs petites victoires plutôt qu'une seule grosse», a-t-il mentionné relativement à la nouvelle philosophie qu'il allait mettre en place.
Parallèlement à toute cette restructuration administrative, la RGMRM a confié à une firme le mandat de lui proposer d'ici octobre une planification stratégique qui viendra définir des stratégies de développement et ainsi, mettre fin à une gestion dont les improvisations ont quelquefois mené à des imbroglios comme celui de Savoura qui se retrouve aujourd'hui en Cour supérieure.
Une RGMRM moins bonasse et plus business
Le président Pierre Bouchard mise sur un nouveau directeur général et une approche d'affaires pour redresser la situation
C'est une Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie (RGMRM) avec une approche business et un nouveau directeur général que ses partenaires trouveront désormais sur leur chemin.
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