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Les agriculteurs sont inquiets



Les agriculteurs sont inquiets

Les agriculteurs sont inquiets

Andrée-Anne Trudel
Publié le 15 Avril 2009
Publié le 27 Janvier 2010
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Les terres agricoles du Québec pourraient disparaître, mentionnait la Fédération de l’UPA de la Mauricie cette semaine. Les agriculteurs se disent inquiets des nouvelles orientations du gouvernement du Québec et croient que tout cela aura un impact sur les terres québécoises.

Sujets :
UPA , Mauricie , Québec , Saint-Prosper

Trois dossiers ont retenu l’attention de l’UPA Mauricie et des producteurs, soient le budget 2009-2010 qui passe selon eux à côté des besoins en agriculture, le rapport Saint-Pierre qui propose l’abolition de l’assurance stabilisation des revenus agricoles et l’intention du gouvernement d’assouplir la loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. «La réaction du gouvernement actuel face à la non-reconnaissance du secteur agricole dans la crise économique est un dossier inquiétant», constate Pierre Lemieux, premier vice-président à l’UPA.

L’UPA craint que si ces mesures sont appliquées, les producteurs locaux ne pourront plus faire face à la concurrence du marché. «Si on laisse tomber l’agriculture et qu’on laisse notre droit de se nourrir à d’autres pays, peut-être qu’il pourrait manquer de nourriture dans les épiceries. Si tu abandonnes la production porcine et bovine, tu ne peux pas repartir tout ça du jour au lendemain», analyse pour sa part René Perreault, vice-président de l’UPA Mauricie. «Nous, on veut des filets de sécurité pour compétitionner ce qui se fait au niveau des autres pays. Aussi, plus on est proche de nos consommateurs, plus on peut assurer une qualité et une sécurité au niveau de l’alimentation», renchérit M. Lemieux.

De plus, si le gouvernement du Québec va de l’avant dans son projet d’assouplir la loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, le nombre de terres pourrait dangereusement diminuer. «Chaque année, il y a une diminution de 4000 à 5000 hectares disponibles pour l’agriculture. Si on ne les protège pas, un moment donné, il n’y en aura plus. La première chose qu’il faut protéger, ce sont les terres agricoles pour nourrir notre monde», ajoute M. Lemieux. Il convient que le gouvernement doit consacrer des budgets importants à la santé et à l’éducation, mais ajoute que la troisième priorité gouvernementale devrait être l’agriculture.

L’UPA promet de donner suite aux dossiers afin de sensibiliser la population sur ces problématiques. Dans les prochains jours ou les prochaines semaines, des actions seront entreprises, souligne Pierre Lemieux, lors de son passage à Saint-Prosper.

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