Le dernier budget conservateur accorde 500 millions de dollars pour les cinq prochaines années pour tout le Canada, répartis selon l’importance relative de chaque province et adaptable en fonction des particularités de chacune. Pourtant, les besoins sont évalués, minimalement à plus d’un milliard de dollars par année.
Le Bloc Québécois avait pourtant exigé, à la demande de l’Union des producteurs agricoles du Québec, la mise en place d’un plan d’action pour faire face à la crise dans le secteur du bétail (porcs, bœufs); la bonification des programmes de soutien au revenu et la mise sur pied d’un programme de type «Agri-flex» pour la gestion des risques des entreprises agricoles. «Les éleveurs sont laissés sur leur faim en ce qui concerne la capacité d’abattage. Colbex se qualifiera-t-il au programme cette fois-ci? Le gouvernement acceptera-t-il de rendre rétroactive cette aide, ou les producteurs devront faire de nouveaux investissements pour avoir droit au financement?», soulève Guy André.
Les producteurs souhaitaient un programme de flexibilité avec une enveloppe sans condition à la disposition du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec afin que celui-ci puisse gérer les situations de crises en complémentarité avec les programmes qu’ils avaient déjà instaurés. Or, non seulement le programme ne correspond pas aux montants demandés par les producteurs (1 milliard $ par année), mais en plus, il sera destiné à des initiatives dans des domaines autres que la gestion du risque des entreprises.
«L’agriculture était déjà en situation de crise dans la majorité de ses secteurs d’activité. Le gouvernement conservateur était au fait des demandes du milieu agricole depuis plusieurs années. Malgré tout, avec une crise encore plus sérieuse qui se profile à l’horizon, il fait toujours la sourde oreille. D’ailleurs, le président de l’Union des producteurs agricoles du Québec, Christian Lacasse, a déclaré: «Voilà un budget d’une insensibilité déconcertante à l’endroit du monde agricole». Comment peut-on dire que les agriculteurs québécois ont reçu leur juste part quand on sait que l’industrie automobile de l’Ontario recevra à elle seule 2,7 milliards de dollars et le sud de l’Ontario plus de 1 milliard de dollars pour son économie? Dans le fond, c’est un budget qui n’aidera nullement les agriculteurs de Berthier-Maskinongé à traverser la crise» conclut Guy André.
«C'est un budget qui n'aidera nullement les agriculteurs de Berthier-Maskinongé à traverser la crise» - Guy André
«C'est un budget qui n'aidera nullement les agriculteurs de Berthier-Maskinongé à traverser la crise» - Guy André
Budget conservateur 2009 en matière d’agriculture
Le député de Berthier-Maskinongé, Guy André, a exprimé sa grande déception envers le budget conservateur qui, à son avis, ne permettra pas aux agriculteurs de traverser la crise plus facilement. De plus, selon le député de Berthier-Maskinongé, les agriculteurs du Québec devront se souvenir que c’est grâce à l’appui du Parti libéral du Canada que ce budget fut adopté. «Nous savons pourquoi les libéraux appuient ce budget, c’est parce que l’Ontario profite plus que largement des mesures. On ignore le Québec, parce que pour les libéraux et les conservateurs, l’Ontario sera déterminante lors de la prochaine élection», déclare Guy André.
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