Tous les candidats présents à l’échange ont été unanimes : l’agriculture est importante pour la Mauricie et ils veulent trouver des solutions aux problèmes pour s’assurer de la survie et d’une relève dans le milieu.
Les représentants des trois partis présents, soient de l’Action démocratique, du Parti vert et du Parti Québécois, s’entendent sur la nécessité d’une souveraineté alimentaire. «Il faut donner plus de pouvoir aux producteurs, ainsi qu’encourager la consommation de produits du terroir, artisanaux et de ceux qui ont été transformés dans la région», ont-ils fait part.
«L’ADQ propose une autonomie aux producteurs et donc, une élimination du maximum de paperasse», note le candidat dans Maskinongé, Jean Damphousse.
«Le Parti Québécois s’engage, s’il est mis au pouvoir, à revoir certaines manières de faire, rappelle la candidate péquiste dans Champlain, Noëlla Champagne. D’ailleurs, Pauline Marois a signé une entente à cet effet.»
Pendant près de deux heures, les six candidats présents ont répondu aux questions des producteurs agricoles sur les enjeux regroupés en quatre thèmes : l’avenir de l’agriculture en Mauricie, l’économie, l’environnement et la mondialisation et la souveraineté alimentaire.
La région compte 1160 fermes exploitées par 1661 producteurs. Les revenus agricoles bruts de ces entreprises mauriciennes ont généré plus 260 millions de dollars, soit 4,2% des profits au Québec. Le revenu net des agriculteurs était, en 2003, en chute libre à 16 967$.
Les producteurs agricoles posent leurs questions aux partis politiques
La Fédération de l’UPA de la Mauricie a profité de l’actuelle campagne provinciale pour rencontrer, aujourd’hui, les candidats des divers partis politiques. L’association ainsi que de nombreux producteurs présents leur ont demandé s’ils sont prêts à travailler avec eux sur un plan de développement durable dans le domaine de l’agriculture régionale.
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