Quelques explications
Tout au long des pages qui suivent, nous diviserons l'activité économique de la région en trois secteurs.
Le secteur primaire: Ce secteur couvre toutes les activités reliées à l'agriculture et autres industries axées sur les ressources dont l'entretien et l'exploitation de la forêt.
Le secteur secondaire: Ce secteur inclut toutes les entreprises œuvrant au niveau de la transformation. Qu'elles soient alimentaires, reliées au bois, aux matériaux de construction au vêtement ou au papier, toutes ces entreprises font partie du secteur secondaire.
Le secteur tertiaire: Ce secteur inclut toutes les entreprises reliées soit au commerce de gros et de détail, à la finance, aux services immobiliers, aux soins de santé, à l'enseignement, au tourisme et aux divers services commerciaux qui ne demandent aucune transformation de matières premières.
Répartition de la population active selon les trois secteurs Plus de la moitié de la population active expérimentée se concentre dans le secteur tertiaire (Production, consommation et services gouvernementaux). Le secteur secondaire, quant à lui, accapare près de quatre personnes sur dix (Construction et fabrication) et le secteur primaire (Agriculture, foresterie, pêche, chasse), une personne sur dix. À savoir également, plus de 70 % de la population active expérimentée œuvre dans les professions appartenant à des niveaux de compétences technique et intermédiaire. Les quatre municipalités suivantes enregistrent les plus grandes proportions de résidants œuvrant dans le secteur primaire soit Saint-Sévère (32,4 %), Saint-Léon-le-Grand (30,7 %), Yamachiche (17,6 %) et Saint-Justin (17,1 %). Le secteur secondaire accapare quatre personnes sur dix dans six municipalités (40,0 % et plus). À Sainte-Angèle-de-Prémont, une personne sur deux de la population active expérimentée se retrouve dans ce secteur. Quant à lui, le secteur tertiaire demeure celui où la population active expérimentée se retrouve en plus importante proportion. Les municipalités de Saint-Boniface-de-Shawinigan (66,0 %), Sant-Mathieu-du-Parc (64,6 %), Charette (60, 0 %), Sainte-Ursule (56,4 %) et Louiseville (56,0 %) reposent davantage sur ce secteur.
La démographie
Composée d'une population de 35 803 habitants (2006), la MRC de Maskinongé constitue le plus important territoire rural de la Mauricie et le 3e en importance après Trois-Rivières et Shawinigan.
La MRC de Maskinongé et Trois-Rivières sont les seuls territoires de la région qui affichent une croissance positive de leur population, celle-ci ayant augmenté de 14,6 % entre 1976 et 2006, malgré un léger recul observé au cours de la période 1996-2001.
La croissance démographique (1996-2006) se fait sentir davantage dans les municipalités profitant d'un cadre de villégiature en développement situées au nord:
• +19,5 % à Saint-Mathieu-du-Parc, + 15,2 % à Saint-Élie-de-Caxton et + 13,8 % à Saint-Alexis-des-Monts.
À l'inverse, une décroissance soutenue est observée dans certaines agglomérations plus centrales:
• -8,8 % à Saint-Justin, -8,1 % à Saint-Sévère et 6,0 % à Louiseville et à Saint-Barnabé.
Les perspectives démographiques à long terme de la MRC prévoient une lente décroissance de - 3,5 % d'ici 2031. Pour la région de la Mauricie, les très récentes perspectives à long terme laissent entrevoir que le déclin observé entre 1996 et 2003 est maintenant contrecarré par un solde migratoire positif, permettant d'envisager un accroissement de + 5,0 % de la population régionale d'ici 2031.
• La Mauricie est la région comptant la plus grande proportion d'aînés en 2006 (18 %) faisant en sorte que cette structure vieillissante maintiendra la Mauricie parmi les régions affichant les plus faibles indices de remplacement de la main d'œuvre.
Trois municipalités rurales font face à un niveau élevé de dévitalisation. Il s'agit de Saint-Alexis-des-Monts, Sainte-Angèle-de-Prémont et Saint-Édouard-de-Maskinongé.
• On y constate une décroissance démographique importante, des revenus moyens et des indicateurs économiques sous les moyennes, ainsi qu'une diminution des services publics et commerciaux.
• Un processus de revitalisation et d'appui communautaire est en place pour supporter ces municipalités.
Les phénomènes de vieillissement de la population, de dénatalité et d'exode des jeunes sont très présents sur le territoire. En 2006, l'âge médian dans la MRC se situait à 45,4 ans comparativement à 41 ans à l'échelle provinciale.
• Cette tendance est encore plus marquée dans cinq municipalités: Saint-Mathieu-du-Parc (50,4 ans), Saint-Justin (48,5 ans), Saint-Alexis-des-Monts (48,4 ans), Louiseville (48,4 ans) et Sainte-Angèle-de-Prémont (48,2 ans).
Le niveau de scolarisation de la population se situe sous la moyenne provinciale et régionale, et ce, pour tous les groupes d'âge.
• La non-détention d'un certificat d'études secondaires est nettement plus élevée: 32,0 % des adultes de 15-34 ans dans la MRC (dont 35,3 % des jeunes hommes), comparativement à 24,2 % des 15-34 ans au Québec.
• La diplomation de cycles supérieurs est plus faible, particulièrement pour le niveau universitaire.
• La diplomation de niveau secondaire et d'écoles de métier est supérieure aux moyennes provinciale et régionale, particulièrement pour les métiers.
Les revenus médians (20 475 $) et les gains moyens d'emploi (21 130 $) de la population de la MRC de Maskinongé sont inférieurs à ceux du Québec (24 430 $ et 25 464 $) mais demeurent dans la moyenne régionale.
Les taux de chômage de recensement demeurent plus élevés que la moyenne provinciale (7,7 % c. 7,0 %) mais sont généralement plus favorables que la moyenne régionale (8,9 %).
L'indice de dépendance économique est généralement plus élevé que la moyenne régionale, qui elle-même est parmi les plus élevés au Québec (15ième sur 17 régions).
• Le taux de prestataires de l'assurance-emploi est généralement plus élevé que la moyenne régionale.
• Cependant, le taux de prestataires de l'aide sociale est plus faible que la moyenne régionale.
La MRC fait face à un important déficit d'emploi de plus de 3 000 personnes.
• Au niveau régional, c'est dans la MRC de Maskinongé que la mobilité de la main d'œuvre est la plus défavorable (avec la MRC des Chenaux).
• Environ 39 % des personnes occupées travaillent à l'extérieur de la MRC. Près de 71 % de celles-ci occupent un emploi à Trois-Rivières et Shawinigan, et quelque 26 % ont un emploi à l'extérieur de la région (principalement dans la MRC d'Autray, Montréal et Bécancour).
• Plus de 23 % des emplois de la MRC sont occupés par des personnes de l'extérieur du territoire.
La population active et expérimentée de la MRC est fortement orientée dans les secteurs primaire et secondaire (9,1 % et 33, 4 % comparativement à 3, 7 % et 19, 8 % au Québec en 2006).