Oui à l’anglais intensif en 6e année, mais de façon harmonieuse

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Michel Bédard
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Résultats d’un sondage exclusif auprès des parents du Québec

L'enseignement intensif de l'anglais aux élèves de 6e année demeure un sujet chaud de l'actualité. La Fédération des comités de parents du Québec a dévoilé, hier, les faits saillants d’un sondage exclusif auquel ont répondu des parents de 46 des 61 commissions scolaires de la province. Leur réponse est favorable à une telle implantation, mais de façon harmonieuse et respectueuse des milieux.

Le président de la Fédération des comités de parents du Québec, Gaston Rioux, était entouré de la directrice générale, Lyne Deschamps, et de deux représentantes de parents, Nancy Verreault d’une école de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean et Lyne Watier, de l’école primaire Les Bocages de la Commission scolaire des Découvreurs, favorables à l’enseignement intensif de l'anglais aux élèves du primaire.

En point de presse dans les locaux de la fédération dans l’arrondissement de Beauport, à Québec, le président Gaston Rioux et la directrice générale Lyne Deschamps ont insisté sur l’importance que devra accorder le gouvernement Charest au respect des réalités et des contextes propres à chaque milieu.

«Il faut faire preuve d’ouverture et se donner le temps de faire les choses. Pour y arriver, la fédération propose que le réseau réalise un bilan national d’implantation, une pause après trois ans, qui permettrait la diffusion des bonnes pratiques et la mise en place de mesures d’ajustement nécessaires à la réussite des élèves. Certains milieux prendront cinq ans pour implanter le programme, d’autres moins ou plus. Ce qui compte, c’est de leur permettre de préparer convenablement le terrain pour que l’opération soit un succès», a souligné M. Rioux.

Une souplesse dans le modèle

Selon la directrice générale Lyne Deschamps, pour les parents, il est nécessaire de faire preuve de souplesse pour le modèle retenu. «Est-ce que ce sera 400 heures, 350 ou plutôt 300 ? Est-ce qu’on choisit cinq mois intensifs, un modèle de tiers/temps ou chaque matinée consacrée à l’anglais? Le fait-on en 5e ou en 6e année? Nous estimons qu’il appartient à chaque milieu de déterminer la formule qui lui convient. L’expérience nous démontre qu’un modèle retenu peut même évoluer dans le temps, année après année», a mentionné Mme Deschamps en référence au succès obtenu dans des écoles du Lac-Saint-Jean depuis plus d’une dizaine d’années.

Se donner les moyens de nos ambitions

Le gouvernement du Québec veut étendre ce programme d’enseignement intensif de l’anglais dans toutes les écoles primaires de la province d’ici 2015-2016. M. Rioux a rappelé les résultats du sondage en précisant que les parents désiraient avoir l’assurance que l’on se donnera les moyens de nos ambitions.

«Les parents estiment essentiel que les mesures, ressources et moyens nécessaires à la réussite des élèves ayant des besoins particuliers soient présents dans les plans d’intervention. Les défis sont réels, mais nous croyons que si ces conditions gagnantes sont remplies, il n’y a aucune raison de croire que c’est mission impossible. Après tout, c’est dans l’intérêt de nos enfants», a conclu M. Rioux.

 

 

 

Organisations: Québec Hebdo

Lieux géographiques: Québec, Arrondissement de Beauport

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