Québec à Copenhague: ce sera – 20 %

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Steven Guilbeault
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Québec à Copenhague: ce sera – 20 %

Le Premier ministre Charest a annoncé récemment que l’objectif de réduction des émissions de GES du Québec sera 20 % d’ici 2020, sous les niveaux de 1990.

Des groupes environnementaux du Québec et d’ailleurs au pays: Défense environnementale, Équiterre, Fondation David Suzuki, Institut Pembina et Vivre en ville, ont salué cette cible en soulignant qu’elle correspond à celle de l’Union Européenne. Pour le moment, la cible québécoise de -20% constitue la cible la plus ambitieuse en Amérique du Nord. Pour ces groupes, le Québec demeure un leader en Amérique du Nord. Ils constatent qu’il s’agit là de tout un contraste par rapport à l'inaction de plus en plus affirmée du gouvernement fédéral canadien. La cible de ce dernier n’est qu’un minuscule - 3%, la plus basse des pays industrialisés.

Après avoir salué les engagements du Québec, les écologistes ajoutent que, selon eux, il est possible d’aller encore plus loin. Ils veulent travailler avec le gouvernement du Québec et le reste de la société pour proposer des pistes d’action et des mesures additionnelles. Toujours selon ces groupes, les secteurs où il faut agir prioritairement sont: les transports, l’énergie et l’aménagement du territoire.

Je suis tout à fait d’accord avec les écologistes du Québec, et d’ailleurs au pays, quand ils font valoir ceci que le secteur des transports représente 40 % des émissions de GES au Québec. La première chose à faire donc, c’est de repenser nos façons de concevoir le transport. Le Premier ministre Charest l’a d’ailleurs souligné dans son discours, il faut bâtir des villes plus densifiées, faire plus de place aux transports en commun, moins de place à la voiture et freiner l’étalement urbain.

Dans cette optique, l’un des projets les plus controversés au Québec est celui de la façon dont Québec veut réaménager l’échangeur Turcot à Montréal. Tel que prévu à l’heure actuelle, ce projet signifie l’ajout de dizaines de milliers de voitures de plus sur l’échangeur et l’augmentation de la congestion sur l’Île de Montréal.

Pour le gouvernement du Québec, il s’agit là d’une question de cohérence. Le Québec peut certainement devenir un leader mondial en matière de lutte aux changements climatiques à condition de s’en donner les moyens.

Steven Guilbeault

Lieux géographiques: Québec, Copenhague

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  • Just One
    29 janvier 2010 - 09:03

    "il faut bâtir des villes plus densifiées" Au contraire!!! Ça c'est un remède pire que le mal.Les problèmes sociaux que ça engendre c'est bien pire que le peu de CO2 que ça va sauver. le Québec est pris dans une infrastructure pensée au temps des colonies. Axe ouest-est pour l'exportation des richesses naturelles vers la métropole. Il faut d'Abord repenser tout ça et bâtir des structure pour le pays lui-même et occuper davantage l'espace, ce qui est une autre forme pour sauver des déplacements. Exemple, si une partie du marché de Montréal, disons 1,000,000 d'habitants était déplacé vers le centre du Québec, on aurait 2 nouveaux pôles plus près des agriculteurs donc moins de distance à franchir pour amener des denrées à ces gens.