Les Québécois recyclent plus qu'ils ne jettent aux ordures

Steven
Steven Guilbeault
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Les Québécois recyclent plus qu'ils ne jettent aux ordures

Selon le Bilan 2008 de la gestion des matières résiduelles dévoilé par Recyc-Québec, pour la première fois de leur histoire, les Québécois recyclent plus qu'ils ne jettent aux ordures.

Il ne faudrait toutefois pas crier victoire trop vite! En effet, même si la proportion de matières résiduelles que nous recyclons est plus importante que celle que nous jetons, le volume de déchets que nous produisons a augmenté de 47 % entre 1998 et 2008; il a atteint 6 millions de tonnes en 2006.

Tous les secteurs de la société québécoise n’ont pas la même performance en ce qui concerne le recyclage. Les municipalités recyclent à 36%, les commerces et institutions atteignent 53% et, enfin, les entreprises de construction, rénovation et démolition atteignent un niveau de recyclage de 74%.

Une portion non négligeable des matières résiduelles du secteur municipal est constituée par la matière organique (déchets de table) que l’on retrouve dans les sacs à ordures.

Le 16 novembre dernier, la ministre de l’environnement Line Beauchamp annonçait un programme de 650 millions $ pour doter le Québec d’installations de traitement de cette matière organique.

Le programme prévoit mettre en place deux « filières » pour éviter que les déchets organiques ne se retrouvent au site d’enfouissement : soit, ils seront recueillis et transformés en compost, soit ils seront dirigés vers des installations de biométhanisation qui transforment les déchets en gaz méthane (proche du gaz naturel). Ce gaz sera récupéré et utilisé pour remplacer des carburants ou combustibles fossiles, par exemple pour chauffer des bâtiments ou alimenter une flotte de véhicules municipaux adaptés à cette fin.

Selon la ministre, cette mesure s’inscrit dans la volonté du gouvernement de bannir la matière organique des lieux d’enfouissement afin de lutter contre les changements climatiques. Ainsi, d’ici 2013, il sera interdit d’enfouir le papier et le carton; puis, vers 2019, on interdira l’enfouissement d’autres matières organiques putrescibles, tels les feuilles et le gazon, les restes de table et les boues de fosses septiques et d’épuration des eaux usées.

Le plan de la ministre Beauchamp permettra la création d’environ 5 200 emplois.

Un bel exemple de mariage entre l’environnement et l’économie.

Steven Guilbeault

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