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DPJ: hausse de 13% des cas

Monique Gévry, directrice de la protection de la jeunesse/directrice générale. Photo: Éric Guertin

Monique Gévry, directrice de la protection de la jeunesse/directrice générale.

Marie-Ève Bourgoing-Alarie
Publié le 3 Octobre 2011
Publié le 3 Octobre 2011
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La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de la Mauricie et du Centre-du-Québec a enregistré 6809 signalements au cours de la dernière année, ce qui représente une hausse de 788 signalements.

Sujets :
Mauricie , Montréal , Montérégie

La directrice de la protection de la jeunesse/directrice générale, Monique Gévry, explique cette hausse par une population plus sensibilisée.

«La population ose davantage signaler et est plus intolérante face à la négligence faite aux enfants. Un sondage effectué en 2010 a également démontré que 84% de la population était favorable aux centres jeunesse. Ça ne veut pas dire qu’il y a plus d’abus, mais qu’ils sont plus dénoncés. Par contre, les gens hésitent encore à dénoncer, car ils ne veulent pas se mêler de ce qui ne les regarde pas», explique-t-elle.

La Mauricie/Centre-du-Québec est la troisième région en importance en ce qui concerne le nombre de signalements, après Montréal et la Montérégie. Cette augmentation de 13% est d’ailleurs supérieure à la moyenne provinciale qui s’établit à 8,2% de hausse.

«Au provincial, on remarque que dans 19% des cas, c’est la famille qui signale les abus, tandis qu’en Mauricie et au Centre-du-Québec, on parle plutôt de 25% des cas. Ça peut être dû à l’effritement social, la situation économique et d’autres facteurs», précise Mme Gévry.

Plus de violence

La DPJ a aussi constaté une légère augmentation des cas d’abus physiques ou de risques sérieux d’abus physiques.

Sur les 1029 cas d’abus physiques recensés dans la région, 570 ont nécessité une intervention. De ce nombre, 448 situations concernent des enfants âgés de 0 à 12 ans.

«C’est délicat et complexe de parler d’abus physiques, mais c’est important parce que ça suit l’enfant jusqu’à l’âge adulte. Ici, il s’agit de 21% des cas recensés qui ont nécessité une intervention. La violence envers les enfants peut entraîner des retards de développement, de la méfiance, des réactions agressives, des problèmes émotifs ainsi qu’une difficulté à tisser des liens affectifs», souligne Mme Gévry.

Au Québec, 76 469 situations d’enfants ont été signalées, dont 8110 pour des abus physiques ou un risque d’abus.

Accédez au bilan complet pour l’ensemble du Québec

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