L'enjeu principal ici est le dossier de la parité salariale. Selon le représentant du syndicat (CSN), M. Réjean M. Rioux, conseiller en développement industriel au CLD, les employés se battent afin d'avoir un meilleur environnement de travail et une meilleure répartition des tâches au sein de l'équipe actuelle. «Nous nous battons aussi contre l'intimidation de la part de la patrie patronale. Ils veulent casser le syndicat! On ne se bat pas pour aller chercher une augmentation salariale. Ce n'est pas parce qu'on ne veut pas aller travailler, on nous empêche d'y aller. Il y a des ajustements qui auraient dû être faits dès la première convention en 2005 et c'est pour ça qu'on est ici ce matin»,souligne M. Rioux.
Mentionnons que la convention est échue depuis août 2008 et qu'un conciliateur a été nommé au dossier. «Nous avons réalisé dès le début de la rencontre samedi matin que leur idée était fixée. Nous n'avions plus accès au système interne, les serrures avaient été changées, les communiqués étaient déjà prêts pour annoncer le lock-out, nous sommes donc là ce matin pour témoigner de notre volonté d'être actif dans ce dossier. Nous nous rendons l'un après l'autre chercher nos effets personnels comme si on s'apprêtait à fermer le CLD»,, ajoute M. Rioux.
Rappelons que le président du Centre local de développement de la MRC de Maskinongé, M. Robert Lalonde, a déclaré samedi suite à une décision du Conseil d’administration, un lock-out des employés suite à une impasse dans les négociations. Selon le président, tous les efforts ont été déployés par la partie patronale depuis les derniers mois, mais des difficultés subsistent.
Dossier à suivre.
